Le 27 août 2026, le Gouvernement wallon a adopté la première Stratégie wallonne d’adaptation aux changements climatiques. Elle concerne notamment les risques liés aux sécheresses, aux inondations, aux fortes chaleurs, aux incendies et aux autres conséquences du changement climatique.
En quoi cela est-il particulier ?
Jusqu’à présent, les enjeux liés à l’adaptation étaient principalement abordés au travers de différentes politiques sectorielles, notamment en matière d’eau, d’aménagement du territoire, de biodiversité ou de prévention des risques. La nouvelle stratégie propose désormais un cadre commun et transversal pour anticiper les conséquences du changement climatique et renforcer la résilience du territoire wallon. Elle marque donc une étape importante dans la politique climatique wallonne.
Cette stratégie intervient alors que les effets du changement climatique sont déjà visibles en Wallonie. On se rappelle encore des inondations de 2021, les épisodes de canicule et de sécheresse qui se succèdent et, plus récemment, les incendies dans les Hautes Fagnes. Ces événements montrent que le territoire est de plus en plus confronté à des phénomènes climatiques extrêmes.
L’adaptation constitue ainsi le deuxième volet de l’action climatique, en complément de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne s’agit plus seulement de limiter l’ampleur du changement climatique, mais également de préparer les territoires, les infrastructures, les activités économiques et la population aux évolutions qui sont désormais inévitables.
La stratégie fixe le cap à long terme, avec une vision à l’horizon 2060 et des objectifs à atteindre d’ici 2040. Pour passer des objectifs aux actions concrètes, un premier plan d’action couvrant la période 2026-2030 doit être élaboré. Il devrait comprendre une vingtaine de mesures prioritaires et être soumis au Gouvernement wallon avant la fin de l’année 2026.
L’adaptation va aussi transformer le travail
En effet, l’évolution climatique concerne également le monde du travail. On observe déjà des conséquences sur les conditions de travail, la santé et la sécurité, l’organisation des activités et la pérennité de certaines entreprises. L’adaptation constitue donc également un enjeu de dialogue social.
Pour les représentant·e·s des travailleur·euse·s, la question sera notamment de savoir comment ces transformations seront anticipées dans les entreprises, quels secteurs et métiers seront les plus exposés et quelles mesures de prévention seront mises en place. Il s’agira aussi de veiller à ce que les travailleur·euse·s soient associés aux décisions qui ont des conséquences sur leur travail.